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C'est ignoble partout !
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On voit actuellement, beaucoup de protestations, en particulier des pouvoirs publics, des médias et des musulmans de France et aussi de nombreux déplacements officiels à Notre Dame de Lorette pour s'indigner de la dégradation (par des crétins et des barbares) de tombes de soldats musulmans et c'est légitime car cet acte est ignoble, d'abord par sa bêtise. Il serait logique que cette indignation ne soit pas sélective . Il y a eu en Algérie la profanation du cimetière de Mers ElKebir : personne n'a protesté officiellement, ni contre la profanation dans les années 2003/2004, ni contre cette restauration offensant les croyances chrétiennes .. De même nous connaissons tous les profanations généralisées et les violations barbares des tombes civiles datant de la présence française, répétées depuis des années en Algérie. Cette indignation à géométrie variable est indigne et insupportable. Rappelons le sans cesse et ici par de telles images de Mers El Kebir. L'attaque de la flotte française mouillée dans le port de Mers-El-Kébir le 3 juillet 1940, reste l'un des souvenirs les plus douloureux de l'histoire de la dernière guerre.
Fin avril 2005, une délégation d'anciens marins a visité le cimetière marin où reposent bon nombre des 1 397 marins français victimes de la tragédie. Une découverte terrible les attendait. Le cimetière, laissé à l'abandon, a été vandalisé et profané et la vision qu'il offre a de quoi révolter : « Plus une seule croix debout, les plaques sur lesquelles avaient été inscrits les noms des marins français ont été dévissées. La tombe de l’Amiral Darlan fracassée. Le mausolée dans lequel étaient déposés les ossements des marins non identifiés est à ciel ouvert ».
La révélation a jeté un profond trouble, mêlant émotion, consternation ou colère chez tous ceux qui ont encore en mémoire cette sombre page de l’Histoire.
A la suite de la visite de Jacques Chirac à Alger en mars 2003, un « plan de réhabilitation des cimetières français en Algérie » avait reçu l'aval du président Bouteflika. Une trentaine de cimetières français sur les quelque 520 que compte l'Algérie sont concernés par ce programme en 2005. Celui de Mers-El-Kébir n'y figure pas. |