Mobilisation positive |
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- Une mobilisation pied-noire fait reculer un calomniateur
Le 7 mars dernier était annoncée, à la Maison de la Mer au Cros-de-Cagnes, à Cagnes-sur-Mer, une conférence-informative d’un certain Jean-Philippe Ould Aoudia. Lequel est le fils d’un inspecteur de l’Education nationale qui, à l‘époque des événements d’Algérie, fut assassiné pour liens supposés avec le FLN. Une exécution qui, sans fondements réels et au motif qu’on ne prête qu’aux riches, avait été attribuée à l’OAS. Le but de cette conférence, dans un local prêté par le maire, était d’informer la population cagnoise que se trouvait, parmi les candidats aux élections, un ancien membre – horresco referens – de l’OAS. La personne en question étant Gabriel Anglade que Ould Aoudia accuse – pas moins… – d’avoir participé à l’assassinat de son père. Depuis quelques mois, il ne se passe pas un jour (voir encore, tout récemment, l’affaire de Mur des Disparus à Perpignan, Présent du 8 mars) sans que les anciens thuriféraires des égorgeurs fellouzes et leurs héritiers ne s’appliquent à salir – et à provoquer – la communauté pied-noire. On passe sur France 3 un documentaire à la gloire des poseuses de bombes FLN. On donne le nom d’une « poétesse » fellagha à une rue de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). On prétend interdire aux associations de rapatriés d’honorer la mémoire de leurs morts. On livre à Bouteflika et à ses sbires les archives de l’Algérie française (voir Présent d’hier). Etc. Trop, c’est trop. Mais, ce qui a changé, c’est que nombre de ces associations longtemps confinées à de folkloriques réunions couscous-merguez, ont décidé de rendre coup pour coup. Et de ne plus rien laisser passer. Jean-Philippe Ould Aoudia voulait venir causer à Cagnes-sur-Mer ? Eh bien, il faut y être et lui porter, documents et arguments à l’appui, la contradiction, décidèrent des pieds-noirs de la région. Dans le calme. Mais fermement. C’est ce qui s’est passé le 7 mars, à 19 heures, à la Maison de la Mer à Cagnes-sur-Mer. Au jour dit et à l’heure dite, quelque cent pieds-noirs étaient au rendez-vous. A attendre Ould Aoudia. Ils attendent encore. Le conférencier, sans doute prévenu qu’il ne pourrait pas déballer son discours sans se voir retourner la monnaie de sa pièce, n’est pas venu. Il a fait savoir qu’il avait un sanglier sur le feu et que patin et couffin… La morale de cette histoire, c’est que la mobilisation paie. Comme dit l’autre, tous ensemble, c’est possible… Nous ne pouvons être partout. Mais, partout, nous pouvons être assez nombreux pour faire reculer, quand il le faut, le mensonge et la diffamation contre notre communauté. Il y aura d’autres occasions de mobilisation ? Hélas, oui. Mais, comme en mai 1968, on peut reprendre ce slogan vieux de quarante ans : ce n’est qu’un début, continuons le combat ! |