Il fallait pas s'y fier
Enfin un film qui donne la parole à des acteurs qui ont oeuvré dans l'ombre pour réaliser sur le terrain, avec humanité et au risque de leurs vies, la tâche qu'une politique peu scrupuleuse leur avait assignée.
Le capitaine Oudinot nous a livré un témoignage clair et a éclairé la réalité des succès de son entreprise.
On retiendra la réponse du chef de l'état aux inquiétudes des militaires quant à un éventuel abandon de sa part des 12 départements français d'Algérie. "Avez vous vu De Gaulle abandonner quelque chose ?". Réponse en complète contradiction avec ses déclarations ambiguës et la ligne qu'il s'était fixé. Une preuve de plus du double jeu cruel qu'il avait institué.
Quel visage a alors donné la France aux 22 villages ralliés ?
Et quel sort fut réservé aux musulmans qui se sont déclarés favorables au maintien de la présence française ?
Que les inconditionnels de la politique de grandeur de leur idole osent répondent enfin !
« Le destin d’un capitaine »
le 10 mai 2008, à 23 h sur France 3
Un grand film documentaire réalisé par Alain de Sédouy

« Le destin d’un capitaine » c’est d’abord le portrait d’un officier, emblématique de sa génération, chef de SAS en Grande Kabylie, de 1956 à 1961, qui a vécu toutes les contradictions d’une guerre cruelle.

C’est aussi le film de la vie quotidienne d’une de ces “Sections Administratives Spécialisées” implantées progressivement sur l’ensemble du territoire algérien.

A mi-chemin entre le civil et le militaire, leur première mission fut de rétablir la paix auprès des populations prises en otage, le FLN faisant d’emblée le choix de la terreur.

“Le destin d’un capitaine”, c’est avant tout le récit de l’aventure humaine exceptionnelle d’un homme et d’une équipe qui vont s’efforcer de lutter contre le sous-développement du bled : tentative passionnée pour rattraper le temps perdu et jeter les bases d’une Algérie nouvelle.

En 1961, c’est la confirmation d’un changement de politique, l’effondrement d’un rêve de fraternité et l’abandon des populations qui s’étaient engagées aux côtés de la France. C’est enfin la révolte d’un homme que son dernier engagement conduira à la prison de Fresnes

Transmis par Gilles Bonnier


Mis en ligne le 16 mai 2007
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